Les lauréats du prix PHOTOEIL 2017

LES LAURÉATS 2017 DU PRIX PHOTOEIL DANS LA  13 ÈME  ÉDITION  DES  RENCONTRES CINÉMATOGRAPHIQUES DE CERBÈRE/PORBOU

La gagnante est RUTH STOLTENBERG, photographe de nationalité Allemande, qui remporte le séjour dans la 13ème édition des rencontres cinématographiques de Cerbère/Portbou avec la série “ SCHENGEN ”.

Schengen

Copyright_Ruth STOLTENBERG_Courtesy_Galerie_PHOTOEIL_2017

Schengen est un petit village luxembourgeois à la frontière avec la France et l’Allemagne. Ici, au coeur de l’Europe, l’accord a été signé en 1985 par les premiers Etats membres (Benelux, France Allemagne), proposant l’abolition des contrôles aux frontières et donc le libre passage de ses membres dans l’espace Schengen.

J’ai grandi dans cette zone frontalière. Mon principal intérêt à l’égard de ce projet est la question: quelle influence a cette ouverture des frontières sur les différentes cultures et modes de vie des gens des 3 pays voisins depuis si longtemps? L’identité nationale est-elle encore visible?

Afin de limiter le projet, je me suis concentrée sur 3 municipalités frontalières voisines; Schengen, Perl et Apach. Les photographies qui sont montrées font parties d’une série plus conséquente, présentée dans un livre et accompagnée d’entretiens courts que j’ai mené auprès des résidents.

Les photographies juxtaposées doivent être considérées comme une seule image afin de souligner la coexistence des différentes nations.

Les autres lauréats sont :

Véronique L’HOSTE, Gilles JUHEL, Frédéric LUCZAK, Karine BOSSAVY,

Jean-Philippe ASTOLFI

Véronique L’HOSTE – Stigmates

 

Copyright_Véronique L’HOSTE_Courtesy_Galerie_PHOTOEIL_2017

 

Je me suis rendue le long des côtes picardes et normandes afin d’amorcer une première phase de production photographique du projet Stigmates. Mon intérêt s’est porté sur le littoral, sur sa végétation, sur ces paysages témoins de nombreuses traces de la Seconde Guerre mondiale.

Suite à la lecture du journal de bord manuscrit de mon grand-père paternel, rédigé entre 1939 et 1945, je me suis approprié certaines parties de son histoire avant qu’il soit fait prisonnier et qu’il connaisse la douloureuse expérience de privation de liberté. Griffonnés, raturés, les mots sont comme cachés, à l’image de ce journal secrètement enfoui au fond d’une armoire pendant des dizaines d’années.

Gilles JUHEL – Réfugiés

Copyright_Gilles JUHEL_Courtesy_Galerie_PHOTOEIL_2017

Avec cette série réalisée en 2017 sur les « migrants » réfugiés dans une petite ville de Normandie, mon intention première était de présenter autrement les migrants en montrant que ce ne sont pas que les hordes, les files continues, les camps de rétention ou les violences aux abords de Calais ou des frontières de l’Europe qu’on nous sert en boucle dans les médias, mais que ce sont avant tout des gens, des familles, des enfants.

Toutes ces familles m’ont dit leur soulagement d’être ainsi accueillies dans cette petite ville de province, et c’est ce passage de l’insécurité à la sérénité que j’ai voulu montrer.

Frédéric LUCZAK – Rehab

Copyright_Frédéric LUCZAK_Courtesy_Galerie_PHOTOEIL_2017

Réhabiliter : v.t 1. Rétablir une personne dans des droits, une capacité, une situation juridique qu’elle avait perdus. 2. faire recouvrer l’estime, la considération d’autrui. 3. restaurer et moderniser un immeuble, un quartier ancien.

Rehab : abréviation anglaise du mot rehabilitation utilisée principalement pour signifier la désintoxication (drug rehabilitation)

Ressentir dans la cité de mon enfance, ancienne ville minière et ouvrière entre destruction et renaissance. Les images sont ici le moyen et la finalité : moyen et prétexte pour reprendre contact avec ces lieux, comme pour contourner une certaine timidité de part et d’autre.

La ville et moi avons beaucoup changé. Elle semble vouloir oublier, quand je cherche à me souvenir. Des murs, des routes, des lieux ont disparu ; des gens aussi, beaucoup.

Le temps fait son travail et le travail a fait son temps. Il y a aussi du nouveau, des palmiers ont poussé.

Karine BOSSAVY – NOS TIÑERON DE AZUL [ils nous teignirent en bleu]

Copyright_Karine Bossavy_Courtesy_Galerie_PHOTOEIL_2017

Voici 18 images extraites d’un travail débuté en 2015, après avoir lu le recueil de poèmes éponyme, d’Isabel Cadalso. Il s’agit de rendre hommage à ceux qui ont lutté et continuent de se battre pour la démocratie et la liberté dans un climat de résurgence de l’intolérance. Des photographies et textes où il est question de rendre à l’Histoire la mémoire des lieux qui furent le théâtre de violences, tortures et exterminations volontaires. Pavés et murs de briques accueillirent les victimes cachées, leurs corps à jamais effacés. Victimes d’un certain obscurantisme manipulateur encore « neutralisées » de toute plaque commémorative…

De tout cela, les manuels scolaires ne témoignent toujours pas.

Jean-Philippe ASTOLFI – Passage à la limite

Copyright_Jean-Philippe ASTOLFI_Courtesy_Galerie_PHOTOEIL_2017

En mathématique c’est l’extrapolation qui est réalisée lorsque qu’un résultat tend vers l’infini, il ne sera jamais possible de démontrer que le processus est terminé et que le résultat est atteint pour la simple raison que l’infini est inatteignable. Il faut donc se résoudre à interrompre le calcul et à considérer le résultat comme acceptable.

En philosophie c’est du même ordre ; penser la vérité par exemple est sans fin, définir ce qu’est la vérité c’est en tracer les contours mais il ne sera jamais possible de la définir précisément. Cela ne nous empêche pas de considérer certaines vérités comme acquise et de mettre le pied sur cet échelon pour continuer notre réflexion.

Walter Benjamin fait partie de ces philosophes qui ont poussé leurs réflexions jusqu’au point de basculement, celui qui nous fait passer d’un monde à un autre, il nous extirpe du passé pour nous faire passer dans le présent.

Ce qui m’intéresse précisément dans le passage à la limite c’est ce point de basculement ce moment ou une réflexion même inaboutie est considérée comme suffisante pour en envisager les développements.

Programme du jeudi 28 septembre 2017

18H C’est où d’ailleurs, d’ailleurs?

Film de Natacha Sautereau et Jean-Chritophe Marie

En partenariat avec Institut de Perpignan Jean Vigo de Perpignan

18H30 Constellations de Walter Benjamin Film de Matéo Ramirez Louit 

Proposé par Pilar Parcerisas et l’association Passatges de Portbou

19H // Projection des lauréats du prix PHOTOEIL 2017 

HÔTEL DU BELVÉDÈRE DU RAYON VERT – SALLE DE CINÉMA

Exposition de Ruth Stoltenberg est visible à l’Hôtel du Belvédère dans la salle de cinéma entre les séances de cinéma et la vidéo projection des lauréats dans la petite salle attenante au restaurant.

du 28 septembre au 1er octobre 2017

Vous pouvez télécharger le programme complet de la 13ème édition des rencontres

cinématographiques de Cerbère/Portbou :

http://www.rencontrescerbere.org/web/wp-content/uploads/Programme-Rencontres-Cerbere-

Portbou-2017.pdf

A l’occasion du vernissage, venez découvrir et déguster les vins du domaine viticole Sarrat

de Goundy , notre viticulteur partenaire.

http://www.sarratdegoundy.fr

 

 

 

 

 

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